L'HISTOIRE
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"le clos des grives" Passionnément JARDIN
"le clos des grives" Passionnément JARDIN

L'HISTOIRE DE VEAUVILLE-LES-QUELLES

Le cadastre napoléonien de Veauville-les-Quelles, visible ci-dessous, est très instructif : le centre économique et culturel du village (la forge, les tisserands, etc.) se trouvait dans le quartier de Mathonville-La Forge avec son château et ses très nombreuses constructions voisines. Vous découvrirez dans l'histoire du village cette analyse. 

Sur le blason officiel du village de Veauville-les-Quelles figurent deux navettes de tisserand en référence à la chaumière de la famille Gardeur (photo ci-dessous) qui était un ancien atelier de tissage au 17ème siècle. L'atelier de tissage avait la particularité de posséder des fenêtres au nord en sus de celles ouvertes sur le sud et l'est. La grande largeur de l'atelier (autour de huit mêtres) se différenciait de la chaumière traditionnelle limitée à cinq mêtres (les grandes poutres étaient réservées à la construction des navires et des ateliers de tissage).

 

 En 1995 deux habitants de Veauville-les-Quelles, Alain et Chantal GARDEUR, ont décidé de combler un vide : retracer l'histoire de leur village en effectuant des recherches sur son origine et sa traçabilité et le faire connaitre à tous sur wikipédia. Voici donc :

L 'HISTOIRE DE VEAUVILLE-lès-QUELLES :

                                    

WIAUVILLES QUE DICITUR LA WILLAME D’ESCALES, cité en l'an 1.235 est aujourd'hui une commune de 110 habitants (580 en 1851) sur 321 ha à 125 mètres d’altitude, à 49°44’40 de Latitude Nord et 0°42’34 de Longitude Est, en Caux Maritime. VEAUVILLE : « LE DOMAINE DE WIFEL » du latin villa domaine rural précédé du nom de la personne anglo-saxonne ou scandinave. LESQUELLES : « ESCALES » surnom provenant des serrages faits en forme d’échelle posés dans les champs pour en réglementer l’accès. Le Pays de Caux est un vaste plateau du crétacé supérieur recouvert uniformément d’argiles à silex et de limons fertiles, associant culture intensive et élevage bovin. Le Pays de Caux s’achève sur la mer par de hautes falaises crayeuses échancrées par les « brèches » (estuaires des fleuves côtiers) ou les « valleuses » (vallées sèches suspendues). Ces murailles naturelles, dont la hauteur avoisine parfois une centaine de mètres, continuent de fasciner les scientifiques.

 
 
Ces falaises sont un grand livre ouvert sur les quatre-vingts millions d’années qui les ont façonnées. Car la côte d’Albâtre, qui doit son nom à la couleur blanche de ses falaises, est née sous la mer, bien avant l’apparition des dinosaures, d’une accumulation d’algues calcaires microscopiques appelées cocolithes. Mêlés à des couches de silex, ces cocolithes forment les strates de nos falaises, aujourd’hui sculptées par l’érosion. Le littoral possède des plantes spécifiques, souvent mal connues du grand public, mais qui se sont répandues à travers le monde au fil des siècles. L’ancêtre du chou fleur et du chou de Bruxelles, le Brassica oleracea, est par exemple une espèce qui colonise les substrats crayeux du littoral cauchois. De même, toutes les variétés de betteraves dérivent de la betterave maritime qui pousse au pied des falaises ; la carotte, le céleri et l’oseille trouvent, eux aussi, leurs origines sur nos côtes. Située sur un axe de migration, la côte d’Albâtre accueille également de nombreuses espèces d’oiseaux attirés par les cavités des falaises, propices à la nidification.
Le département présente des paysages très variés, reflets de la diversité géographique. La « masure » est un élément essentiel du paysage cauchois: sorte de cour ouverte, de plan rectangulaire, la masure entoure la ferme et les bâtiments d’exploitation agricole; complétée de pommiers, bordée de « fossés » (talus) et d’une double rangée d’arbres (des hêtres en général) qui donne l’apparence d’un pays semi-bocager.

 

Le village c’est la réunion morale de fermes et de hameaux isolés. Là, les fermes ou métairies se composent uniformément d’une enceinte carrée, garnie de fossés ou plutôt de retranchements plantés d’un double rang d’arbres de haute-futaie. Dans cet enclos fortifié, s’élèvent, sur différents points, d’abord l’habitation du fermier et de ses gens, la maison du maître « villa urbana », puis les bergeries, les étables et les écuries, la demeure des animaux, « villa rustica » enfin sur d’autres points le four, les granges et la charretterie, « villa agraria » ou « fructuosa ». En un mot c’est le système des Romains qui couvrirent ce pays de « villas », dont nous retrouvons partout les ruines. C’est ce genre de construction, dont l’existence se perpétua dans ce pays aux périodes mérovingienne et carolingienne, qui fut cause qu’à l’époque normande ou capétienne, le plus grand nombre de nos villages prit le nom de « villes » terminaison si répandue chez nous, qu’il n’y a pas en France une seule province qui en possède autant que le pays de Caux. A coup sûr ce n’est pas qu’ici le nom de « ville » ou « villa » soit romain ; pas le moins du monde ; il est roman. Il appartient à la basse latinité du X° et du XI° siècle, et il s ‘est allié à un nom d’homme de ces temps-là. Dans chaque village, la maison de tisserand s’adapte aux besoins du métier : luminosité et salle de travail (« chambre à cacher »). Jusqu’au début du XIXème siècle, le tissage se pratique à domicile

  

Les tisserands fabriquaient des tissus à partir des cultures du plateau et de l’élevage de la vallée.
Le lin était roui puis écouché ou teillé au moulin flamand .
Le métier, souvent installé au fond de la grande pièce de la chaumière, du côté nord, était éclairé par des « verrines », petites vitres encastrées entre les colombes et scellées avec du torchis. De l’aube aux dernières lueurs du jour, les tisserands manoeuvraient les navettes, assis sur une planche de bois posée sur les montants du métier. Ces métiers à tisser rustiques étaient très souvent fabriqués par les menuisiers locaux.
Peu à peu ces tisserands ont émigré vers les vallées industrialisées ; les filatures et usines de tissage ont remplacé les métiers qui ont disparu définitivement vers 1935.
Les produits finis étaient portés chez des collecteurs à Anvéville, Envronville, Beuzeville... qui livraient les tissus dans les grandes villes voisines voire les pays frontaliers tels que l’Allemagne. En retour les négociants passaient les commandes suivantes et fournissaient les écheveaux de fils nécessaires car les usines avaient déjà remplacé les fileuses à domicile.
Les navettes utilisées dans les chaumières étaient souvent en buis, les oeillets et autres pièces métalliques en fer. Lorsque les navettes étaient endommagées, les tisserands les faisaient réparer. On y greffait des petites pièces du même bois pour les rendre à nouveau utilisables

  

On tissait des siamoiseries ou siamoises, tissus dont la trame était en coton et la chaîne en lin, des mouchoirs, des draps pour les lits, des burnous...
VEAUVILLE LESQUELLES est au coeur d’une des premières régions d’élevage et de culture de France depuis le XIX° s. Les célèbres vaches laitières côtoient les champs de blé, de betteraves à sucre et de lin, une spécialité locale. C’est pourquoi entre 1910 et 1950 les nombreux moulins de la vallée de la Durdent s’étaient reconvertis dans le teillage du lin; de vieux fours abandonnés aujourd’hui, étaient utilisés pour rouir artificiellement le lin, c’est à dire isoler les fibres textiles du reste de la plante.
 
 
 
La vallée de la Durdent était au XIX° siècle très active, commerciale et industrielle puisque en 1870, il fut demandé la construction d’une ligne de chemin de fer Yvetot-Cany suivant la vallée. C’est un autre tracé entre Beuzeville-la-Grenier et Fécamp qui fut retenu par l’administration des chemins de fer. Les « usiniers » de la vallée furent obligés de porter leurs produits ou retirer les marchandises à la gare dite de Grainville-la-Teinturière ou celle de Cany.
Aujourd'hui les champs bleus caractérisent toujours notre campagne. La coopérative linière de la région de Fontaine-le-Dun a été fondée en 1940. En 1974, la fusion avec la coopérative de la région de Cany donne naissance à Fontaine-Cany. En 1998 Fontaine-Cany va fusionner avec la coopérative de Douvrend, puis celle de Routot et de Crosville-sur-Scie en 2000 pour créer TERRE DE LIN.
Les débouchés de la production du lin cauchois (50% de toute la production européenne) sont essentiellement l'exportation vers la Chine mais aussi les Etats-Unis car peu de personnes savent que tous les dollars américains sont fabriqués avec le lin cauchois

  

La région permet de magnifiques randonnées et offre de superbes panoramas: falaises blanches percées de grottes, coteaux verdoyants, roches aux formes étranges et aux forêts profondes composant un paysage particulièrement majestueux où errent chevreuils, sangliers, écureuils

Le Pays de Caux était, à l’époque gauloise, peuplée par diverses tribus, les Calètes, qui, en 56 avant J-C, opposèrent une faible résistance aux troupes romaines de Sabinus, lieutenant de CESAR. Intégrée à la deuxième Lyonnaise avec ROUEN pour capitale, la région profita de la « pax romana ».

Héricourt était la première fontaine baptismale des Calètes.
Fréquemment envahie par les barbares, la région était le lieu de pratiques superstitieuses, de traditions païennes, de croyances druidiques et scandinaves. Les sorciers, les fées, les loups-garous, les gobelins et le cheval Bayard ont longtemps eu ici créance et les vieillards racontent que l’ancienne rivière de Saint-Valery, sortie des coteaux de Néville, fut bouchée avec des balles de laine, parce qu’elle était l’objet d’un culte idolâtrique.
Le christianisme se développa dès le 4° siècle, grâce à Saint Victrice, compagnon de Saint Martin.
Sous les Mérovingiens, le pays fut incorporé à la Neustrie.
Au 9° siècle, il fut ravagé par les envahisseurs normands, ces hommes du nord qui s’appelaient eux-mêmes les VIKINGS.

                    

Les vikings pillent facilement le royaume franc car le pays va mal. En effet, après 814, date de la mort de Charlemagne, ses petits-fils se disputent le trône. Ces querelles fragilisent l'empire. Les vikings en profitent. Pour obtenir leur départ , le roi franc leur offre une somme d'argent : un tribut. Les vikings partent bien, mais, chaque année, ils reviennent réclamer de l'argent.
En 841, les vikings remontent la Seine. Il pillent Rouen et brûlent le monastère de Jumièges. En 845, 120 bateaux et 5.000 hommes ravagent les rives de la Seine jusqu'à ParisEn 847, c'est l'abbaye du Mont Saint-Michel qui est touchée et, 5 ans plus tard, celle de Saint-Wandrille. En 852, ils s'installent sur l'île d'Oissel, près de Rouen, pour y passer l'hiver. Cette base leur permet d'aller plus loin dans les terres. Malgré un pont fortifié construit à Pont-de-l'Arche, les vikings pillent Rouen plusieurs fois et atteignent à nouveau Paris.

      

Pour obtenir la paix, le roi Charles le Simple, l'arrière-arrière-petit-fils de Charlemagne, conclut un traité avec le chef viking Rollon, à Saint-Clair-sur-Epte, en 911. Le roi offre aux vikings un territoire qui correspond à l'actuelle Haute-Normandie. En échange, Rollon s'engage à protéger le royaume des attaques des autres bandes vikings.Les vikings doivent aussi se convertir à la religion chrétienne : Rollon est baptisé en 912 et reçoit le nom de Robert. Il devient comte de Rouen et premier duc de Normandie. Il prête serment de fidélité au roi franc.Son territoire est ensuite étendu au Calvados et à une partie de l'Orne en 924, à la Manche en 933 et au reste de l'Orne en 1.051. Depuis les frontières de la Normandie n'ont pas changé

 

       
   

En 1.066, avec l’aide de barons normands, le Duc de Normandie Guillaume partit conquérir l’Angleterre. Dès lors, l’affrontement entre le roi de France et le roi d’Angleterre, Duc de Normandie, devint inévitable et, en 1204, Philippe Auguste profita de la division entre les fils d’Henri II Plantagenêt pour reprendre la Normandie et l’annexer à la couronne.
Le 19 Mars 1315, Louis le Hutin promulgua une « charte aux Normands », symbole de l’unité de la Normandie, que les cahiers de doléances invoquaient encore en 1789.
Thomas de Rippia, ou Ripa, seigneur de VEAUVILLE-L’ESCHELLE et de HERVILLE, possédait la première portion de la cure. La seconde appartenait à Lucas La Mallet, seigneur d’AUFFAY. En 1250, Guillaume de Houdetot, marié à Mlle de Ripa, devint le seigneur de HERVILLE et de VEAUVILLE-L’ESCHELLE.
En 1381, Richard de Houdetot, chevalier chambellan du roy, bailli de ROUEN, remit la possession de ces trois seigneureries (VEAUVILLE-L’ESCHELLE, AUFFAY et HERVILLE).
Le demi-fief d’OHERVILLE était un démembrement du fief de VEAUVILLE-LES-QUELLES dont il continua à relever jusqu’au XVIème siècle, époque où l’aveu en fut rendu au roi.
 
 
Tout au long de la guerre de cent ans, la région fut le théâtre de luttes entre Français et Anglais, et ROUEN -où fût brûlée Jeanne d’Arc- fut occupé par les Anglais de 1419 à 1449.
Les guerres de religion eurent des répercussions dramatiques dans une région où la Réforme était solidement implantée (notamment la région de Luneray); L’Edit de Nantes, en 1.598, ramena la paix et la prospérité économique.

L’église NOTRE DAME a été reconstruite à VEAUVILLE LESQUELLES au 19°s parmi des maisons de brique, silex et colombages avec de grandes toitures pentues témoignage d’une couverture passée en chaume.

Les châteaux et manoirs abondent dans la région et VEAUVILLE LESQUELLES s’enorgueillit du château de Mathonville. Le bienheureux Thierry de Mathonville, moine de Jumièges, premier abbé de Saint-Evroult, était né au château dont il porte le nom.

On dit que ce généreux CLERCY DE MATHONVILLE a dépensé près de 100.000 francs de l’époque à l’embellissement de l’église.

 

  

Sur le mur extérieur de l'église on peut lire : Cette pierre a été posée par Madame la Marquise de Clercy dame patronne de cette paroisse le 12 mai 1780 et par Monsieur l'Abbé de Clercy. 

Le clocher est précédé d’un fronton grec, en pierre blanche, supporté par quatre colonnes de granit, d’une jolie forme. Deux niches renferment saint Pierre et saint Paul, les gardiens de l’église. Le choeur et la nef forment la croix, dont les bras montrent les chapelles de la Sainte-Vierge et des Saints-Anges.

 

Le principal ornement de cette église est le maître-autel, du plus beau marbre noir et blanc que l’on puisse trouver. Le tabernacle, aussi de marbre, fermé avec une porte de cuivre, sert de piédestal à une grande statue en marbre de Notre-Dame, patronne de la paroisse. A droite et à gauche sont deux anges d’albâtre.

Le sanctuaire est d’une belle et noble simplicité. Le choeur est fraîchement orné, marbré dans ses murs comme dans ses lambris; le pavage est un échiquier noir et blanc

 

Le porte-christ est une guirlande finement sculptée sur bois, dans le goût des porte-christs du XVIII° siècle.

 

 

 

 

 

 

Dans la nef est un tableau du CRUCIFIEMENT, de l’école de JOUVENET.

Le baptistère est en marbre.

 

Dans le cimetière, près du choeur, une petite pyramide est la tombe commune de MM. J.-P. et A.-L. de CLERCY, chevaliers de Saint-Louis et lieutenants-colonels, tous deux morts octogénaires, l’un en 1834, l’autre en 1842. Ce dernier étant le bienfaiteur de l’église.

 

   

Sur les faces on peut lire :

- Pierre-Augustin de Clercy, chevalier de Saint-Louis, chef de bataillon, décédé le 27 avril 1832, âgé de 75 ans. Sa mémoire est en bénédiction dans la paroisse de Veauville. Sa vie fut employée en oeuvres de piété et de charité. Il fréquentait assidûment les sacrements et faisait une heure d'oraison chaque jour. Il aimait les pauvres et les visitait en personne; plusieurs fois on le surprit chargé de bois qu'il allait leur porter à domicile.
- Aymard-Louis de Clercy, chevalier de Saint-Louis, lieutenant-colonel, décédé le 18 juin 1837, âgé de 82 ans.
- Jean-Baptiste de Clercy, chevalier de Saint-Louis et du Phénix d'Hohenlohe, lieutenant-colonel, décédé le 8 décembre 1842, âgé de 87 ans. Il consacra une partie de sa fortune à la réédification et l'ornementation de l'église.
Ce Jean-Baptiste de Clercy qui habitait le manoir de Mathonville épousa Marie-Marthe Victoire qui était la descendante des Dupuis d'Arnouville propriétaire du château d'Arnouville à Ermenouville (photo ci-dessous)
 
Monsieur de CLERCY DE MATHONVILLE avait voulu que tout fût bienfait autour de lui. Il avait réuni, dans le même endroit, le cimetière, l’église, la croix, le presbytère, la mairie et les écoles.
Cette nouvelle église remplaçait une ancienne qui devait dater du XIII° siècle, mais sans certitude absolue. Le clocher, entre le choeur et la nef, ressemblait à celui de Hautot-Saint-Sulpice. Il a été déplacé deux fois depuis 1780. D’abord il fut mis au côté de l’église, sur la chapelle seigneuriale de Monsieur de CLERCY. Une inscription conserva quelque temps la mémoire de cette translation. Puis il a été mis au portail dans le remaniement général de l’église.
Toujours, le seigneur a été maître de l’église à VEAUVILLE-LESQUELLES. Au XIII° siècle, les héritiers d’un sire « de la Rivière », étaient patrons-présentateurs de la cure. Une des filles de ce gentilhomme ayant épousé le seigneur de Hotot, porta le bénéfice dans cette maison. Aussi le sire de Hotot y présentait-il au droit de son épouse, lorsque RIGAUD rédigea son pouillé. Le bénéfice comptait alors 40 paroissiens et valait 40 livres au curé REMY. En 1738 il y avait 50 feux.
Cette église possède aux archives historiques de notre département une liasse contenant des contrats, des titres de biens et de rentes, des baux et des parchemins du XVII° et du XVIII° siècle.
En 1820 le hameau d’Attemesnil, actuellement sur le territoire de CARVILLE POT DE FER fut rattaché provisoirement à VEAUVILLE. La population passa à 600 habitants. L’église fut agrandie et transformée: les travaux commencèrent en 1836 sous la gestion de l’abbé SAINT YVES.
En 1856 une nouvelle cloche fut acquise. Elle pèse 850 kilos et fut baptisée Marie-Eugénie.
En 1883 le presbytère endommagé fut reconstruit la même année.
En 1996 la restauration de l’église commença par des travaux de remise en état de la toiture.

 

 

Toujours en 1996 un artisan ébéniste de Routes restaura le porte-christ qui sera remis en place par Eric Langlois et Guy Selles.

 

VEAUVILLE est appelé VIAUVILLE dans EUDES RIGAUD, et surnommé communément les QUELLES ou les ECHELLES. Le nom d’Echelles ou Equelles que l’on trouve si souvent au moyen-âge, et qui vit encore dans Ecales-Alix, Ecales-sur-Villers, Touffre-Ecalle, Foucard-Ecales, etc., vient des barrières que l’on mettait autrefois dans les champs pour empêcher les bestiaux et les voitures de passer. Ce nom d’Escales rappelle l’ancienne famille d’Escales qui précèda les La Rive, connus au XIIème et XIIIème siècles, et qui ont fourni des maires à la ville de Rouen.

C’est donc au château de MATHONVILLE, selon toute vraisemblance, que naquit le bienheureux Thierry, premier abbé de Saint-Evrould. Moine de Jumiège dès son enfance, il était prieur de ce grand monastère sanctifié par le bienheureux EVROULD et illustré depuis par ORDERIC VITAL. Ce fut un homme saint et savant; il édifia l’église actuelle au double point de vue spirituel et matériel. S’étant démis de sa charge en 1.057, il partit pour Jérusalem et mourut à l’île de CHYPRE, en 1.059, devant l’autel de Saint-Nicolas, en présence des religieux ses frères et ORDERIC VITAL en a fait le plus grand éloge dans son HISTOIRE. C’est lui qui nous apprend qu’il était Normand de naissance et du pays de Caux. « B. Theodoricus de Mathonvillâ, natione Normannus, ex Calogiensi provinciâ oriendus. » (cf Neustria pia, page 97).
Thierry de Mathonville devait donc être le fils du seigneur du lieu. On ne sait rien d’autre avant qu’apparaisse à Veauville Pierre de Clercy dont le père, Charles, était en 1503 seigneur de Bornanbusc, près de Goderville, plain-fief de haubert tenu du roi.
Pierre de Clercy eut trois fils, Guillaume, Vivien et Pierre, et c’est du mariage du second avec Louise de Rély que sont issus Charles et Jacques de Clercy.
On suppose que Jacques fut l’auteur d’une partie des constructions du château de Mathonville : une partie basse utilisant largement le grès de la région est bien de cette époque. La partie haute du château, en briques, correspond à une réfection du XIXème siècle. Les douves ont disparu, mais un charmant pavillon servant de remise est particulièrement remarquable comme témoin d’une époque où fleurissait la pierre en bossage mise en valeur par une jolie couleur de la brique.
La vue, du coté de la plaine, porte loin, et deux petits pavillons (il n’en reste qu’un) encadraient cette longue perspective. Le colombier et d’autres petites constructions apportent un charme qui atténue l’impression d’austérité dû au grès. Du belvédère aménagé dans l’amusant clocheton édifié au-dessus de la toiture, certains disaient qu'on peut apercevoir la mer, à quatre lieues; mais nous en doutons.

 

 Né du mariage de Jacques de Clercy avec Anne Auber de Vertot, Jean de Clercy épousa Suzanne Quesnel et eut plusieurs enfants : François fut seigneur de Vertot et de Mathonville. Jean-Baptiste, qui lui succéda, épousa en 1718 Catherine Paon de Baudribosc, et ce sont leurs armoiries accolées qui timbrent la porte de la petite église de Baudribosc. De leurs trois fils, deux moururent des blessures reçues à la bataille de Minden, en 1759. Le troisième, Jean-Baptiste-Louis de Clercy, épousa Anne-Françoise de Vaudretz qui lui donna cinq enfants, dont quatre furent chevalier de Saint Louis, comme le rappelle la pyramide élevée à droite de la porte de l’église de Veauville. L’aîné Jean-Baptiste-Philippe, épousa en 1785 Marie-Marthe-Victoire du Puy d’Arnouville et se fixa à Ermenouville dont il devint maire sous la Restauration. Son fils, Charles-Eugène de Clercy, épousa en 1810 Marie-Aimée-Claire de Caumont, née au château de Derchigny que sa mère Marie-Charlotte de Clieu (petite fille de Gabriel, gouverneur de la Guadeloupe) avait apporté au comte de Caumont. De leurs sept enfants, seuls deux eurent postérité : Mme de Malartic, grand-mère du comte de Montalembert, ancien vice-président du Sénat dont il fut longtemps le doyen, et Henri-Charles de Clercy dont la fille fut Mme de Beaunay

 

La liaison entre le château de Silleron à ANGIENS et le château de Mathonville à VEAUVILLE-LES-QUELLES : A l'origine de la lignée des de CLERCY on trouve Pierre de CLERCY, Ecuyer qui vivait en 1331. Ses descendants successifs nous amènent à Vivien de CLERCY, Ecuyer, Sieur de Silleron à Angiens, Grand maître des Eaux et Forêts du duché d'Estoutteville qui se maria le 19 août 1565 avec Suzanne DUVAL (fille de noble homme Antoine du VAL, Seigneur de Baigneville et Vertot, et Marie LE PORCHIER). Un de leurs fils Jacques de CLERCY se maria le 1 mars 1609 avec Anne AUBER (fille du sieur AUBER, Seigneur de hénouville et de Ne d'HERBOUVILLE). Un de leurs trois enfants est Jean de CLERCY, Ecuyer, Seigneur et Patron de Veauville Lesquelles, Vertot, marié le 20 octobre 1641 avec Suzanne QUESNEL, (fille de N. QUESNEL, Seigneur d'Iquelon et Prudence de PARDIEU)

Voici le château de Silleron à ANGIENS :

En l'année 2000 la famille DE FLERS racheta le château de Mathonville et entama des travaux de restauration bien nécessaires.

Comme pour l'église et le château de Mathonville, la fin du 20° siècle et le début du 21° vit un vent de renouveau à Veauville les Quelles avec des opérations générales de restauration.

Voici trois granges qui menaçaient ruines et qui ont été transformées à cette époque en superbes habitations :

 

Des maisons inhabitées depuis des années et dont les intérieurs s'effondraient par l'eau de pluie ont été sauvées et restaurées à l'ancienne dont une avec un toit de chaume :

Une très ancienne chaumière, route de l'église, a été entièrement restaurée :

la même sous la neige et de face :

Une maison délabrée a repris une nouvelle vie avec la restauration complète :

 

Une maison de Maître "LES TILLEULS" a, elle, toujours été heureusement préservée :

Une belle réussite : la réhabilitation de la mare avec le concours de la communauté de communes.

 

En 2007 une montgolfière est venue survoler la mairie du village et admirer l'environnement (photo réalisée sans trucage) :

 Recherches historiques effectuées par Alain et Chantal Gardeur avec la bibliographie et extraits suivants :

  1. Jean Benoît Désiré CochetLes Églises de l’arrondissement d'Yvetot, Didron, Paris, 1853, 2e éd. (1re éd. 1852), 386 p.
  • Pierre Jamme et Jean-François Dupont-Danican, Gentilshommes et gentilhommières en Pays de Caux.
  • Michel de la Torre, Seine Maritime.
  • Seine MaritimeGallimard.
  • Guide Bleu Hachette.
  • Pierre Auger et Gérard Granier, Le Guide du Pays de Caux.
  • Entre ciel et eau... Héricourt en Caux par l’association Archives et vieilles pierres d'Héricourt-en-Caux.
  • Alain Raveneau, Le Livre de la Vache.
  • « Veauville-lès-Quelles », dans Le Patrimoine des communes de la Seine-Maritime, Éditions Flohic, coll. « Le Patrimoine des communes de France », Charenton-le-Pont, 1997, 1389 p. (ISBN 2-84234-017-5)
  • Pays de Normandie.
  • Documentations du Syndicat d’initiative

Nous espèrons que cette rétrospective vous a intéressé et vous pouvez nous donner toute documentation complémentaire concernant l'histoire de Veauville les Quelles en nous écrivant au : veauville-les-quelles@wanadoo.fr Merci d'avance.

 

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